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» » » » Saint Pol Roux
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Il arriva à Roscanvel le 14 juillet 1898 dans une fermette louée à Lanvernazal par M. et Mme PETTON, qu’il baptisa la Chaumière de Divine qui y naquit. Il écrivit lors de son déménagement à Camaret au manoir du Boultous d’un adieu à la chaumière plein d’émotions et de poésie parlant de son attachement pour ce hameau et les habitants où il passa 6 ans.

 

Poète symboliste, Saint-Pol-Roux est né le 15 janvier 1861 à Saint-Henry dans une famille d’industriels en produits céramiques. En 1872, à l’âge de 10 ans, il est envoyé au collège de Notre-Dame des Minimes à Lyon et en sortira en 1880 en tant que Bachelier ès Lettres. La même année, il s’engage pour un an de service militaire. Sa première œuvre, Raphaëlo le pèlerin, drame en trois actes, montre son attirance pour le théâtre.

 

 

En 1882, il part s’installer à Paris et commence des études de droit, qu’il ne terminera jamais. Il fréquente en particulier le salon de Stéphane Mallarmé pour qui il a la plus grande admiration. Il gagne une certaine notoriété, essaie quelques pseudonymes et signe à partir de 1890 « Saint-Pol-Roux ». En 1891, il rencontre sa future femme, Amélie Bélorgey. À cause de difficultés financières, Saint-Pol-Roux quitte Paris.


Son exil l’amènera d’abord à Bruxelles, avant qu’il ne trouve une retraite paisible dans les forêts d’Ardenne. C’est là, en toute tranquillité, qu’il terminera sa Dame à la faux. Après un court retour à Paris, Saint-Pol-Roux quitte la capitale définitivement en 1898. Il exécra rapidement la capitale pour son ostracisme et la médiocrité du milieu de la critique littéraire, qu’il ignora avec autant de superbe qu’elle le méconnut. Il s’installe ensuite avec sa femme à Roscanvel dans le Finistère, où naît sa fille Divine. La « chaumière de Divine » devenue trop petite, il s’installe à Camaret-sur-Mer et fait de la Bretagne le centre de gravité de son œuvre.

 

Il profite des subsides que lui avait assurés un opéra, Louise, dont il avait rédigé pour Gustave Charpentier le livret. Il achet

a en 1903 une maison de pêcheur surplombant l’océan, au-dessus de la plage de Pen-Had, sur la route de la pointe de Pen-Hir.

 

Il la transforme en manoir à huit tourelles dont la maison formerait le centre et baptisa la demeure « Manoir du Boultous ». À la mort de son fils Coecilian, mort en 1914 près de Verdun, il le renommera « Manoir de Coecilian » dont on peut encore voir les ruines. Face à la mer, l’homme est plus près de Dieu, disait-il.

 

Dans la nuit du 23 au 24 juin 1940, un soldat allemand investit le manoir, tue la fidèle gouvernante, viole sa fille Divine et la blesse grièvement à la jambe d’une balle de révolver. Saint-Pol-Roux échappe miraculeusement à la mort. Le soldat allemand fut condamné à mort par un Conseil de guerre et fusillé.

 

Saint-Pol-Roux, qui était à Brest pour s’occuper de sa fille, avait négligé de mettre ses inédits en lieu sûr. Lorsqu’il retourna à Camaret et trouva le manoir livré au pillage et ses manuscrits déchirés, dispersés ou brûlés, il ne se remit pas de ce choc. Transporté le 13 octobre à l’hôpital de Brest, Saint-Pol-Roux « le Magnifique », « mage de Camaret », atteint d’une crise d’urémie, y meurt de chagrin le 18 octobre. 

 

 

Le manoir de Coecilian fut bombardé en août 1944 par les avions alliés et complètement incendié. Il ne reste, de nos jours, que quelques vestiges de cette demeure. Dans son livre ROSCANVEL, M. Burel évoque longuement la vie de cet homme bon et aimé à Roscanvel.