Agenda
En un clic

  Permanence des élus

  Travaux en cours

  Vos démarches en mairie

  Interdictions temporaires

  Roscanvel infos

  Contactez la mairie

  Covoiturage

  Accès restreint

»»»1694
Exporter en pdf  Exporter en pdf



Exactement un siècle plus tard, l’histoire se répète. Les Anglais (et leurs alliés hollandais), instruits par leur victoire en 1594 sur les Espagnols, préparent une expédition navale suivie d’un débarquement pour prendre à revers les défenses du goulet et paralyser le port de Brest.

 

Louis XIV, averti de leur projet, charge Vauban de prendre toutes les dispositions pour les faire échouer. Dès 1689, celui-ci lance les travaux de la Tour qui porte son nom, pour défendre l’anse de Camaret et achève les deux batteries jumelles du Léon et de Cornouaille pour interdire tout forcement du goulet. Le 16 juin 1694, la flotte anglo-hollandaise, forte de 33 vaisseaux de guerre et de 80 bâtiments de charge, entre en mer d’Iroise. Le 17, elle mouille entre le Gouin et Bertheaume, saluée par les batteries armées par Vauban. Le 18, par temps de brume, 7 vaisseaux ennemis qui entreprennent une reconnaissance de la baie, sont sévèrement canonnés par la Tour. Vers 13 heures, le général Talmash conduit sur la plage de Trez Rouz une première vague de chaloupes de débarquement. A peine les soldats ont-ils mis pied sur le sable qu’ils sont décimés par des salves de mousqueterie et la canonnade. C’est la débandade et ordre est donné de rembarquer.

 

Cinq heures de combat sur mer et sur la plage, peu de tués français, quelques dizaines de blessés, 800 morts anglais à terre et 400 sur les vaisseaux, le général Talmash mourant. L’ennemi se retire et le lendemain remet à la voile.

 

La bataille de Trez Rouz scelle le destin de Roscanvel qui désormais, pour suivre les instructions de Vauban, devient un camp retranché, isolé du reste de la presqu’île. On construira les lignes de Quélern, plus tard le réduit ; pour parfaire les défenses du goulet, on fortifiera l’îlot des Capucins, on renforcera les batteries du goulet.

 

« Il serait juste », écrit Philippe Truttman, « qu’avoir été si longtemps une lourde sujétion pour la contrée , batteries et retranchements soient désormais des pôles d’attraction pour les visiteurs, un sujet de profit mais aussi de légitime fierté ».

 Il semble qu’une réflexion sur la mise en valeur de l’architecture militaire soit sur le point d’aboutir.

L’administrateur du site est actuellement en ligne! Discuter - posez vos questions à l’administrateur du site